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Marjolaine Beauchamp, écrivaine en résidence 2019

30 mars 2019

Deuxième texte de l’écrivaine en résidence

Marjolaine Beauchamp, écrivaine en résidence 2019

30 Mar 2019

Je sais pas pourquoi j’t’ouvrirais pas grand les bras
Tout de suite
Comme quelqu’un qui réfléchit pas trop avant d’agir
Parce que d’l’amour, pis d’accueil, on réfléchit pas avant de donner ça On le montre au monde entier, obstinément,
Encore plus obstinément après une déception Parce qu’on résiste de même
J’ai décidé de te prendre comme tu venais
Nos monde en ce moment sont à des kilomètres
Ça m’dérange pas
J’suis bonne pour écouter
J’ai appris plein de choses en écoutant
Ça m’a rendue moins impulsive
J’me suis aiguisé l’amour
J’me suis shiné la bienveillance
Faque c’est ça
Bienvenue
Rentre
Regarde pas à l’entour
On était ben occupés à vivre
On a pas fait grand ménage
Mais tsé comme la maxime le dit
On se rappelle pas du ménage qu’on a fait pis de combien la maison a été propre sur notre lit de mort
Quand l’immensité de notre petitesse nous happe
C’est pas vraiment ça la maxime
Mais en tk
Moi j’pense qu’on se rappelle de ceux qu’on a aidé à pas tomber
Ceux qu’on a chéri, de qui on a pris soin
À qui on a donné une chance
Deux des fois
Parce qu’on l’sait nous même combien c’est tuff vivre
Combien ça peut être aride pis que le vide creuse dans le ventre
Pis que le sens fout le camp
On l’sait dans notre instinct
On l’sait faque on l’fait pas l’ménage si ça nous tente pas
Pis on manque l’école un matin
Pis on fait des crêpes
on met ce chandail un peu criard
on booste la musique
On regarde pas l’heure
Genre vraiment longtemps
 Une journée au complet mettons
On met sur pause le beat de fou vivant pis loud d’un mercredi soir avec les enfants juste avant souper pour dire
“ Chut, écoutez les enfants, reconnaissez vous ce son là? C’est le son du bonheur ça mes amours”
Faque c’Est ça excuse je m’étale
On dirait que j’veux tout dire en même temps
PArce que chu contente pour vrai que t’arrives
On va faire de la place
Tu sais comment chu moi
Comme ma mère
2 temps 3 mouvements pis on est rendus 6 ben couchés
Un bol de chips dans les mains
jretiens ça aussi de ma grand mère dalton Anne MArie
à nous cordait toutes dans l’salon pis on avait toute dla place On sentait qu’on dormait dans ses bras
C’est fou, je l’savais que t’arrivais
Je suis sortie dehors, ça sentait toi à plein nez T’a une odeur particulière qui m’emmène loin Comme le cou de mon amoureux
Viens, entre
On avait vraiment hâte que t’arrives
Mon beau printemps