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Prix Adagio

L’an dernier, le conseil d’administration du Salon du livre de Trois-Rivières a décidé de conférer le Prix Adagio à Madame Louise Lacoursière. Le prix lui a été remis lors d’une cérémonie qui avait lieu le 10 décembre 2016 à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture de Trois-Rivières.

  • 2017 : Louise Lacoursière

    « C’est en nous faisant découvrir la vie palpitante d’Anne Stillman McCormick qu’elle a fait une entrée remarquée dans le paysage littéraire québécois en 1999. Depuis, Louise Lacoursière s’est alliée un lectorat fidèle en lui offrant des univers riches. À travers elle, on a remonté le temps pour découvrir les personnages de La Saline, on a traversé une belle quête existentielle dans son roman Lunes Bleues et on a plongé dans l’âme du regretté Roland Leclerc sous sa plume de biographe. Dotée d’une écriture précise et sensible, elle est devenue rapidement auteure chouchou des lecteurs. Chercheuse rigoureuse, auteure impliquée et appréciée, Louise Lacoursière est d’abord et avant tout une passionnée qui excelle dans l’art de marier son imaginaire aux faits historiques. Un parcours à succès pas banal pour celle qui, en prenant la plume, voulait s’en faire un petit projet de retraite après 30 ans dans le milieu de l’enseignement. »

    Linda Corbo

  • 2015 : Denise Boucher

    La fureur de l’engagement

    «C’est en nommant ce qui me manque que je découvre ce que je veux». Ce mot plein de conséquences pour une femme, et pour une poète, Québécoise, s’exprimant en français en terre d’Amérique, Denise Boucher aurait pu le dire pour elle-même tant il résume ce qu’elle cherche à dire depuis le début. C’est que la femme, depuis toujours, veut parler elle-même, pour elle-même, charnelle et bien concrète.

    Pour nous, Denise Boucher, c’est d’abord et avant tout, celle qui nous a donné Les Fées ont soif en 1979. Mais s’y arrêter, ce serait oublier la poète qui a fait paraître plus d’une vingtaine de recueils, oublier la femme engagée qui a présidé pendant plusieurs années l’UNEQ, oublier la parolière qui a écrit pour Chloé Sainte-Marie, Pauline Julien et Gerry Boulet. Ce serait oublier la constance de l’élan, l’instinct de la battante qui nous a fait entendre son «chant de la douleur», en s’inspirant du Cantique des cantiques. On entend encore Gerry clamer : «Qui te soignera qui te guérira / Ta cassure est grande comme la mer?»

    Gérald Gaudet

  • 2013 : Denis Vaugeois

    « La Mauricie est la pépinière des historiens. Citons Benjamin Sulte, Albert Tessier, Raymond Douville, Marcel Trudel, les frères Marcel et Jean Hamelin, les frères René et Jean-Pierre Hardy, Jean Provencher et Jean Roy, entre autres. Chez les travailleurs du passé, Denis Vaugeois occupe une place de premier choix. Il est vrai qu’alors qu’il était député de Trois-Rivières et ministre des Affaires culturelles et des Communications que l’histoire a occupé une place secondaire, bien que très présente. Depuis, Denis Vaugeois a multiplié les ouvrages historiques. Il était donc normal que le Salon du livre de Trois-Rivières lui décerne le prix Adagio. »

    Jacques Lacoursière

  • 2011 : Paule Doyon

    « Voilà quarante ans cette année que Paule Doyon publiait son premier texte. Que de chemins parcourus, au propre et au figuré, depuis sa naissance en Abitibi en pleine période de la colonisation jusqu’à son établissement définitif en Mauricie. Elle a publié des romans, des poèmes, du théâtre, des contes pour enfants, du fantastique, toujours en faisant la part belle au monde du rêve mais aussi à celui de la mémoire. Elle nous avoue : « Parfois, je rêve d’habiter une planète où il n’y aurait pas de portes. » Ses textes ont été publiés en revue, sur la scène, en livres ainsi que sur la toile. Elle est toujours très active au niveau de l’écriture. Elle se lève, le matin, pour dire je suis, moi, ici, avec mes mots de miel. Nous sommes déjà très loin de l’avant-monde, où nous attendions tous un visage. En littérature québécoise, Paule Doyon est absolument unique, nécessaire. Elle a son visage bien à elle. Il nous plaît de saluer ici la force de son imaginaire ainsi que la qualité de son écriture. »

    Réjean Bonenfant

  • 2009 : Jean-Pierre April

  • 2007 : Jacques Lacoursière

  • 2005 : Pierre Châtillon

  • 2003 : Marcel Trudel