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Biz, écrivain en résidence 2018

25 mars 2018

Minimum syndical

Biz, écrivain en résidence 2018

25 Mar 2018

Avec la production de ce dernier texte, mon contrat d’écrivain en résidence prend fin. Quatre textes en quatre jours. Beaucoup plus impliquant que je ne l’aurais imaginé. Lors de ma visite à la prison de Trois-Rivières jeudi dernier, j’ai dit aux détenus qu’ils avaient tout ce qu’il fallait pour écrire: des choses à dire; et du temps.

En premier lieu, mon défi consistait à trouver un sujet (j’avais carte blanche). La liberté, la vraie, nous place devant le vertige de l’infini des possibles. Avant même de tracer des mots, écrire, c’est se mettre à l’affut pour chasser une histoire. L’écrivain est continuellement en embuscade. Tout le réel autour de lui est susceptible de devenir une histoire. Écrire, c’est un état d’esprit. Une obsession.

Ensuite, il fallait finir à temps pour l’heure de lecture quotidienne. J’ai alors ressenti le stress du journaliste avant l’heure de tombée. Finalement, c’était une bonne idée d’apporter ma chemise de travailleur Big Bill dans ma valise; j’avais le sentiment d’un ouvrier qui doit produire à chaque jour. Tellement éloigné de ma propre façon d’écrire, sans échéance et sans pression.

Mais je vais regretter ces moments solitaires dans ma chambre au onzième étage, assis devant le fleuve à regarder passer les glaces pour m’inspirer.

Mon contrat exigeait un texte par jour. Mais quelle devait être la longueur de ce texte? Il est bien évident qu’avec toutes les activités auxquelles je participais, je n’allais pas pouvoir écrire Guerre et paix. Lors de ma première lecture à l’ouverture du Salon, je me suis engagé, à la blague, à publier au moins un haïku par jour. L’équivalent du minimum syndical pour l’écrivain en résidence.

En français, le haïku est un nano poème, composé de trois vers de cinq, sept et cinq syllabes. Un petit texte d’une grande densité, beau et nutritif. Comme un sushi.

Le voici, ce fameux haïku. Celui qui résume dans toute sa brièveté la richesse de mon expérience d’écrivain en résidence au 30ième Salon du livre de Trois-Rivières.

Chemise Big Bill
Un col bleu de l’écriture
Au Salon du livre